Le journaliste américain Thomas Pauken II révèle son rôle d’intermédiaire chinois : une trahison en pleine lumière

Thomas Pauken II, résidant en Chine depuis 2010 et ayant travaillé pour plusieurs médias étatiques locaux, a officiellement reconnu devant un tribunal américain avoir agi en tant qu’agent clandestin du gouvernement chinois. Son admission s’est produite jeudi après des années d’activités menées sous le nom de « Tom McGregor », une stratégie visant à dissimuler son identité familiale, liée à un ancien président du Parti républicain du Texas.

Arrêté en février 2025 après son arrivée à Washington, Pauken doit être condamné le 1er septembre prochain avec une peine allant jusqu’à dix ans de prison. Entre 2019 et 2025, il a reçu un montant total de 100 000 dollars pour des rapports transmis à un réseau chinois codé nommé « Cathy », dont l’objectif était d’influencer la politique nationale en Chine via des documents destinés au président Xi Jinping.

Selon son avocat, Charles Burnham, Pauken a « accepté la responsabilité d’avoir travaillé sans remplir les formulaires requis par l’État américain ». L’homologue a ajouté que le journaliste espérait « favoriser des relations pacifiques et défendre la liberté religieuse en Chine », alors qu’en réalité, ses actions ont été révélées par des vérifications de bases de données montrant qu’il n’avait pas déclaré sa collaboration au gouvernement américain.

Les affaires impliquant Pauken font partie d’une série croissante de poursuites contre des citoyens américains soupçonnés de collaborer avec le gouvernement chinois sans divulgation préalable. Le ministère de la Justice a indiqué que Pauken avait également vendu des informations sensibles à un groupe chinois originaires de Wuhan, cherchant à s’impliquer dans le cyber-espionnage.

Cette affaire soulève des questions majeures sur les limites de la loyauté nationale et l’éthique des citoyens dans un contexte international en pleine tension.