Dans un mouvement inédit, le gouvernement canadien a déclenché une nouvelle phase de surveillance contre les abus dans l’immigration. L’IRCC a annoncé ce mercredi des amendes allant jusqu’à 1,5 million de dollars pour tous les intermédiaires qui fournissent des conseils ou une représentation non autorisée.
Ce renforcement s’inscrit dans un contexte historique remontant aux années 1990, où le pays a progressivement étendu ses réglementations. Les nouvelles mesures visent à réduire la fraude en imposant des sanctions strictes, avec des pénalités allant de 5 000 $ pour une assistance non autorisée jusqu’à 15 000 $ pour des informations mensongères.
L’IRCC précise que chaque infraction répétée entraîne des amendes cumulatives, pouvant atteindre le seuil maximal de 1,5 million $. En cas d’approbation d’un demandeur sur la base de données falsifiées, les sanctions incluent également l’équivalent du gain financier engagé.
Un site web public sera mis en service en 2027 pour divulguer les noms des personnes sanctionnées. La ministre Lena Metlege Diab souligne que cette politique vise à protéger les candidats et à maintenir l’intégrité du système d’immigration.
Les experts prévoient que ces mesures pourraient affecter indirectement les demandeurs en augmentant leur coût de services ou en réduisant le nombre de conseillers disponibles. Cependant, l’objectif principal reste la transparence et la sécurité des processus administratifs.