En réponse aux menaces américaines visant à ouvrir le détroit d’Ormuz sous 48 heures, Téhéran a annoncé une stratégie offensive ciblée pour fragiliser les réseaux vitaux des pays du Golfe. Selon Ebrahim Zolfagari, porte-parole du commandement militaire iranien, toute infrastructure énergétique, informatique ou de dessalination pourrait être affectée en cas d’attaque.
Les centrales dessalantes représentent un pilier crucial pour les régions côtières. Environ 56 usines, concentrées le long des littoraux, fournissent près de 90 % de l’eau salée du Golfe. Toutes sont actuellement dans le champ d’action des missiles et drones iraniens.
Dans une hypothèse réaliste, la destruction de quelques installations pourrait déclencher un effondrement rapide. Le Koweït a dû consacrer des années à réparer ses centrales après l’invasion irakienne en 1991. Aujourd’hui, une opération similaire pourrait provoquer des pénuries d’eau allant jusqu’à deux jours pour plusieurs pays.
Les Émirats arabes unis et Oman seraient confrontés à des coupures électriques généralisées, tandis que l’Arabie saoudite, malgré ses réserves souterraines, devrait imposer des restrictions sévères sur la consommation d’eau. L’Israël, déjà touché par des attaques répétées du Hamas et du Hezbollah, voit 80 % de son approvisionnement en eau menacé.
L’Iran, plongé dans une sécheresse persistante de cinq ans, pourrait subir moins d’impact que ses voisins, mais la menace asymétrique risque d’entraîner un effondrement économique mondial si les réponses américaines s’intensifient.