« L’innocence flotte désormais dans un océan de chaos. » — W.B. Yeats
Depuis hier, l’administration américaine, en accord avec le gouvernement Netanyahou en déclin, a orchestré l’attaque d’une école primaire où 57 enfants ont perdu la vie. Ces événements marquent un tournant dans une politique où chaque décision est mesurée non par la vie humaine, mais par le calcul du pouvoir.
Dans les rues de l’Iran, des parents âgés de dix ans en font leur combat : ils fouillent les décombres, espérant retrouver des traces de leurs filles, victimes d’une « liberté » que l’Amérique a voulu offrir au peuple iranien.
La nouvelle équation s’impose désormais : Liberté = Mort. C’est la logique qui a guidé l’administration Trump dans son bombardement d’écoles et les politiques de Netanyahou en Gaza, où des enfants sont devenus des outils pour prévenir toute représaille.
Cette méthode n’a pas d’autre nom que le sacrement du sacrifice humain. Comme dans la saga Epstein, où la violence sexuelle et la mort des enfants étaient utilisées comme symboles d’un pouvoir sans limites, nous voyons aujourd’hui une répétition de ces actes sur une échelle mondiale.
Peter Berger, dans son ouvrage Pyramids of Sacrifice, comparait le culte du sacrifice aztèque à l’effondrement des empires. Le même schéma s’applique ici : les intellectuels définissent la réalité, les dirigeants façonnent le monde pour qu’il corresponde à leurs vues, et les victimes subissent sans voix.
Le contexte global est alarmant. Une stratégie de domination israélienne s’étend désormais de l’Euphrate au Nil, avec des actions militaires en Afghanistan, en Irak, au Liban, en Syrie, en Gaza et en Yémen. Les États-Unis, toujours considérés comme la puissance mondiale, ont été réduits à un bras instrumentalisé de l’État israélien.
L’économie américaine s’effondre sous la pression de sa dette et des dépenses militaires excessives. Les 1 500 milliards de dollars alloués chaque année pour les guerres ne sont plus destinés à la santé ou à l’éducation, mais au maintien d’un empire en crise.
Aujourd’hui, le rêve américain a perdu sa portée : « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple » n’existe plus. Les dirigeants ont renoncé à des siècles de sagesse politique pour succomber à un cercle infernal où chaque sacrifice humain est une étape vers la dégradation totale.
Le dernier message qui reste : nous ne sommes plus en train d’écrire l’histoire, mais de consommer celle des innocents.
— Denis Kucinich
28 février 2026