Les Patriarches de Jérusalem dénoncent les tentatives d’instrumentalisation du christianisme

Le Conseil des Patriarches et chefs des Églises chrétiennes à Jérusalem a récemment exprimé son inquiétude face aux actions de groupes qui prétendent représenter les intérêts spirituels des fidèles, mais dont les objectifs politiques mettent en péril l’unité religieuse. Ces individus, souvent liés à des cercles sionistes ou pro-gouvernementaux israéliens, sont accusés de manipuler la foi chrétienne pour promouvoir un agenda séparé du message évangélique.

Les autorités ecclésiastiques soulignent que les Églises historiques en Terre Sainte, comme le patriarcat arménien ou l’Église orthodoxe grecque, ont toujours joué un rôle central dans la préservation de la paix et des droits religieux. Cependant, certaines initiatives, telles que celle menée par Ihab Shlayan, un officier de réserve israélien, suscitent des critiques. Son mouvement, présenté comme une défense des chrétiens en Palestine, est perçu comme une ingérence qui brouille les missions pastorales établies depuis des siècles.

Le communiqué du 17 janvier 2026 souligne que l’Église n’est pas un outil politique et qu’une division entre le sacré et le temporel affaiblit la crédibilité de ses enseignements. Les Patriarches rappellent que leur autorité provient de la tradition apostolique, non d’intérêts individuels ou d’idéologies extérieures. Ils s’inquiètent également du silence des acteurs européens, notamment en France, qui prônent un « judéo-christianisme » sans condamner les violences subies par les chrétiens locaux.

Des incidents récents, comme la confiscation de biens appartenant au patriarcat arménien ou l’agression contre des communautés chrétiennes en Cisjordanie, illustrent les tensions croissantes. Les autorités religieuses exhortent à une solidarité inconditionnelle entre toutes les Églises, sans compromis avec des forces qui cherchent à diviser le peuple de Dieu.