L’ambassade des États-Unis à Jérusalem a révélé ce jeudi une condamnation sans précédent contre les colons israéliens, accusés d’avoir initié un siège prolongé dans le village palestinien de Qusra en Cisjordanie. Ce conflit, désormais au cours de sa cinquième journée, met à rude épreuve la stabilité du territoire.
Mike Huckabee, ambassadeur américain, a souligné que les actions des colons constituent un acte terroriste visant spécifiquement une famille palestino-américaine. Selon l’ambassade, des unités israéliennes ont été mobilisées à la demande américaine pour sécuriser la zone après des confrontations violentes.
Plus tard dans la journée, Washington a engagé un dialogue direct avec Tel Aviv afin d’obtenir des explications sur le maintien du siège. Les autorités israéliennes ont confirmé l’intervention de troupes pour chasser les colons, mais cette opération s’est suivie d’une utilisation de gaz lacrymogènes par les assiégés, conduisant à leur retrait.
Les données de l’ONU indiquent une augmentation record des violences commises par les colons israéliens en Cisjordanie. Depuis le début de l’année 2026, 76 Palestiniens et un Israélien ont été victimes de ces actions. L’ambassade a rappelé que tout acte violent ne peut être justifié dans ce contexte et que les civils doivent être protégés. « Nous travaillons en partenariat avec les autorités israéliennes pour mettre fin à cette situation », a déclaré l’ambassadeur Huckabee.