Un rapport interne vient d’ébranler les fondations du système sanitaire américain. L’ancien responsable du Centre national de recherche sur les maladies infectieuses (NIAID), et figure clé dans l’organisation des mesures anticovid, Anthony Fauci est désormais mis en cause pour avoir multiplié par dix le taux réel de décès du virus dans ses déclarations publiques.
Des documents privés rendus accessibles par le sénateur Rand Paul, président de la commission sénatoriale de sécurité intérieure, montrent que Fauci a initialement affiché un taux de mortalité entre 2 et 2,5 % pour le coronavirus, alors qu’il notait en secret que ce chiffre était effectivement compris entre 0,2 et 0,3 %. Cette différence remet en cause la crédibilité du scientifique et soulève des interrogations sur les motifs de son action.
Les écrits intimes de Fauci révèlent également qu’il a reconnu dès les premières semaines de l’épidémie que la théorie d’une fuite labo était réaliste. Dix sur douze chercheurs lors de sa conversation ont estimé que l’insertion volontaire était possible, et il a écrit que le marché humide n’était pas la source principale. Deux ans durant, il a ensuite propagé des informations contradictoires au peuple américain, désignant tous ceux qui remettaient en cause ses théories comme « conspirationnistes ».
Mercredi prochain, Fauci devra répondre devant le Congrès. Un extrait de ses notes datant du février 2020, après une échange avec Tom Frieden, indique : « Le virus présente des caractéristiques similaires à une grippe grave en termes d’efficacité contagieuse (…), ce qui réduit le taux de mortalité à environ 0,2-0,3 % plutôt qu’à 2 %. » Ces documents, rendus publics par la commission sénatoriale, contredisent nettement ses déclarations officielles.
Lors de son audition précédente, Fauci avait affirmé que le virus était dix fois plus mortel que la grippe saisonnière, ce qui a contribué à justifier des mesures extrêmes et à provoquer une crise économique majeure dans plusieurs pays.
Le scandale soulève désormais la question essentielle : pourquoi Fauci a-t-il choisi de dissimuler cette information ? Les conséquences de ce mensonge ont déjà eu un impact profond sur l’économie nationale et les vies des citoyens. L’existence de ces documents suggère que, si la vérité avait été partagée dès le début, les réponses à la pandémie auraient pu être bien plus rapides.
Fauci doit témoigner devant le Congrès demain, mercredi 29 juillet 2026. Les sénateurs lui poseront des questions précises sur ces documents et ses motivations. La transparence est désormais la clé pour rétablir la confiance dans les institutions sanitaires et permettre aux citoyens de prendre des décisions éclairées concernant leur santé et leur sécurité.